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lundi 24 mars 2014

Pourquoi parler français? Hommage à la Francophonie



     Fin de la Semaine de la langue française et de la Francophonie. Occasion de rencontres, de débats, de spectacles, de concours, de partage et de joie.
     Chaque année, la Francophonie nous unit et nous réunit, une fois de plus.
     Une fête unique au monde.
     Ce n'est pas seulement la fête du français, que nous célébrons et que nous cultivons, mais celle du respect des valeurs culturelles et humaines, dont je retiendrais la solidarité, sans pareille au sein de cette extraordinaire communauté francophone, et le respect de l'autre. Chaque année, la fête de la Francophonie rallume l'enthousiasme des apprenants et des enseignants et incite à de nouvelles découvertes et formes d'expression.
      Pourtant, ce qui compte c'est de faire durer cet esprit tout au long de l'année, d'entretenir cette "flamme" du français par l'apprentissage de tous les jours,  car il n'y a pas que le spectacle et l'enthousiasme, on le sait trop bien. Il y a le travail, plus ou moins assidu, plus ou moins motivé et motivant. Avec des doutes, des piétinements, des questions souvent sans réponse, du côté de l'élève aussi bien que du côté du professeur de français. Dans un monde qui bouge et qui perd souvent ses repères, nous devrions tous nous rappeler pourquoi nous apprenons/enseignons le français. Rédiger, peut-être, périodiquement, une liste des motifs personnels et si la liste s'enrichit ou au moins elle reste constante, tant mieux! Ménager plus souvent en classe de français des moments de réflexion autour de la question: "Pourquoi apprendre le français?"
     Pour certains, la raison l'emportera sur le coeur. Pour d'autres, le coeur aura toujours ses raisons que la raison n'aura pas. Quoi qu'il en soit, faisons de l'apprentissage du français une merveilleuse aventure!




    Quant à moi, c'est par la musique que j'ai découvert le français. Un coup de foudre. Toute petite, à peine cinq ans (peut-être moins), dans un monde incomparablement plus fermé, car je n'avais que la radio. En guise de "fenêtre" vers les autres.  A une époque où j'ignorais jusqu'à l'existence des langues.
    Un jour, j'entendis une chanson. Je ne sais plus laquelle (à travers les caprices de la mémoire, il s'agit d'une mélodie tantôt interprétée par Mireille Mathieu, tantôt par Françoise Hardy). J'en fus ensorcelée. Je demandai ce que c'était, puisque je n'y comprenais rien et cependant j'en étais comme aimantée. On me répondit que c'était en français. Je continuais à ne pas comprendre. On m'expliqua. Ma réaction: "Quoi donc? Tout le monde ne parle pas roumain? La belle affaire"!
    Je réagissais sans doute comme un personnage de Montesquieu: " Comment peut-on être Persan?"
    Une fois l'étonnement dépassé, je n'eus qu'un seul désir: grandir et apprendre le français. Le reste, c'est de l'histoire. Très personnelle et qui me fait chaud au coeur au fur et à mesure que j'avance en âge.
    Voilà pourquoi mon hommage pour la Francophonie et pour la langue française prend la forme d'une chanson qui a marqué mon enfance et scellé, peut-être, mon destin.



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2 commentaires:

  1. Travail excellent Elena, Bravo ! Merci beaucoup de ce soutien!

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    1. Merci Chara pour tes appréciations! De m'avoir rendu visite aussi!

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